Comment choisir un monoculaire de vision nocturne thermique pour la chasse en 2023
Le monoculaire thermique de vision nocturne est un outil incontournable pour l'observation nocturne des animaux et du terrain, la prévention des dangers, ainsi que pour les opérations de recherche et de sauvetage. Auparavant réservés à l'usage militaire, les produits à infrarouge, notamment les imageurs thermiques portables, ont commencé à se démocratiser auprès du grand public. Ils sont désormais adoptés par un nombre croissant de randonneurs et d'amateurs de plein air, et sont progressivement devenus un équipement indispensable. Dans ce guide, Sensmart vous présente les principaux critères à prendre en compte pour choisir un monoculaire thermique.

Tout d’abord, précisons le principe de fonctionnement du monoculaire thermique. Le principe de l’imagerie thermique infrarouge n’a rien de mystérieux : d’après l’analyse des principes physiques, le corps humain est une source naturelle de rayonnement infrarouge biologique, qui émet et absorbe en permanence ce type de rayonnement. La répartition thermique d’un corps humain en bonne santé présente une certaine stabilité et des caractéristiques propres : la température de chaque partie du corps étant différente, elle forme un champ thermique distinct. Lorsqu’une maladie ou un changement fonctionnel survient quelque part dans le corps, le flux sanguin dans cette zone s’en trouve modifié, ce qui entraîne une variation de la température locale du corps, qui se traduit par une température plus élevée ou plus basse. Sur la base de ce principe, le rayonnement infrarouge du corps est capté par un système d’imagerie thermique et converti en un signal numérique afin de former un thermogramme en pseudo-couleurs.

L’élément le plus important dans le choix d’une caméra thermique est son « cœur » : le détecteur infrarouge. Tout comme le processeur (CPU) est le cœur d’un ordinateur, le détecteur infrarouge est le cœur d’une caméra thermique. C’est l’indicateur le plus important pour choisir une caméra !
Les détecteurs se divisent en deux catégories : refroidis et non refroidis. Les détecteurs non refroidis sont de petite taille et à faible consommation d’énergie ; le marché civil actuel est principalement dominé par les détecteurs infrarouges à plan focal non refroidis. En tant que pont entre la détection du rayonnement infrarouge et le signal de sortie, l’élément thermosensible constitue le cœur du détecteur infrarouge.
À l’heure actuelle, les matériaux les plus courants pour la sensibilité thermique non refroidie dans le domaine de l’infrarouge sont l’oxyde de vanadium et le silicium amorphe. Si l’on compare ces deux matériaux, en raison de leurs propriétés, la sensibilité de l’oxyde de vanadium est plus de deux fois supérieure à celle du silicium amorphe ; à conditions de TCR identiques, le bruit du silicium amorphe est supérieur de deux ordres de grandeur à celui de l’oxyde de vanadium ; les images produites par le silicium amorphe présentent un voile, manquent de netteté et de transparence, et leur qualité d’imagerie est nettement inférieure à celle des détecteurs à oxyde de vanadium.
Par conséquent, lorsque les exigences de l’industrie et du contexte en matière d’imagerie ne sont pas élevées, il est possible d’utiliser des détecteurs au silicium amorphe ; si les exigences sont élevées ou si la distance d’imagerie est importante, il convient d’utiliser des détecteurs à l’oxyde de vanadium. En fonction de vos moyens financiers, optez pour le silicium amorphe si votre budget est limité ; si votre budget est plus élevé, privilégiez les produits à base d’oxyde de vanadium.

La sensibilité thermique est l’indicateur clé d’une caméra thermique, et le NETD (différence de température équivalente au bruit) est la valeur qui indique que plus ce chiffre est bas, plus l’image est nette. Une faible sensibilité, où le point observé est noyé dans le bruit, empêche de garantir les fonctions de sécurité les plus élémentaires sur le terrain. Parallèlement, il est également nécessaire d’éviter tout flou de discrimination afin de prévenir les blessures accidentelles des coéquipiers. Pourquoi, alors que la valeur NETD des caméras thermiques est identique, l’effet d’imagerie varie-t-il considérablement ? Les experts soulignent que certains fabricants affichent des valeurs NETD trompeuses ; d’autres fixent la valeur NETD à une limite maximale et l’indiquent comme une constante. En fin de compte, il faut toujours se fier à ses propres yeux et comparer les résultats d’imagerie de plusieurs caméras thermiques différentes.
Il existe également des indicateurs relatifs aux pixels du détecteur. Ne vous y trompez pas : les pixels du détecteur et ceux de l’oculaire sont deux choses différentes, et certaines entreprises confondent souvent ces deux concepts. Une caméra infrarouge grand public haut de gamme affiche généralement une résolution de 640 × 512 pixels ; les images infrarouges prises par ce type de caméra sont nettes et détaillées, permettant de distinguer un objet de la taille d’un lièvre à 500 mètres de distance ; les caméras infrarouges de milieu de gamme ont une résolution de 384 × 288 pixels ; cette gamme de caméras infrarouges permet d’identifier avec précision un corps humain en mouvement à une distance de 700 mètres. En ce qui concerne la fréquence d’images, une bonne caméra thermique doit avoir une fréquence comprise entre 30 Hz et 50 Hz, sans quoi elle ne fonctionnera pas dans de nombreuses situations. La fréquence d'images, qu'elle soit élevée ou faible, est un indicateur direct des performances et de la vitesse de réponse de la caméra thermique.
Remarques sur l’utilisation des monoculaires thermiques de vision nocturne.
1. La distance de mesure doit être appropriée
L’avantage de la caméra thermique infrarouge par rapport à une caméra thermique traditionnelle réside dans sa capacité à effectuer des mesures à distance, ce qui permet à l’opérateur de l’utiliser à distance pour obtenir les informations d’imagerie de la cible. Cependant, la distance de mesure de cet instrument est également limitée. Si la distance dépasse la portée de la caméra, l’appareil ne pourra pas transmettre correctement l’image capturée par la caméra à l’ordinateur hôte. Ainsi, avant chaque utilisation de l’appareil pour observer des objets, il convient tout d’abord d’évaluer la zone d’activité des objets, puis d’ajuster les paramètres de distance de détection de l’appareil.
2. Régler la distance focale
La caméra thermique infrarouge possède certaines des fonctions d’un appareil photo : vous devez régler la distance focale avant utilisation, car une distance focale trop grande ou trop petite ne permet pas de lire correctement la température. Les caméras infrarouges se divisent en deux types : à mise au point manuelle et à mise au point électrique. La mise au point manuelle est plus précise, tandis que la mise au point électrique est plus pratique ; vous pouvez choisir celle qui vous convient le mieux en fonction de vos besoins.
3. La plage de mesure de température doit être adaptée
La caméra thermique infrarouge mesure la température de l’objet, puis génère une image infrarouge différente en fonction de cette température. Nous avons appliqué cette technologie aux opérations de recherche et de sauvetage, sauvant ainsi la vie de nombreuses personnes. Cet appareil peut mesurer une grande variété de températures, mais la plage de mesure doit rester dans une certaine limite. Une température trop élevée endommagera la surface de l’appareil, tandis qu’une température trop basse empêchera l’appareil de détecter la présence d’objets. L’opérateur doit étudier et analyser minutieusement les conditions de température de l’environnement de travail avant d’utiliser l’appareil. Il convient de s’assurer que la température du site n’endommagera pas l’appareil, tout en garantissant son bon fonctionnement.
4. Éviter l’exposition directe au soleil
En hiver, lorsque l’on utilise une caméra thermique infrarouge pour mesurer la température d’objets, la mesure s’avère plus difficile. En effet, la différence entre la température des objets et la température ambiante est généralement faible en hiver ; la mesure de la température des objets est donc facilement influencée par l’environnement. La faible différence de température entre l’objet et l’environnement, combinée à l’exposition directe de l’objet au soleil qui en augmente la température, complique le travail de la caméra thermique. Nous pouvons donc privilégier les mesures hivernales avec la caméra thermique infrarouge de Shenzhen pendant la nuit. Si l’objet doit être mesuré pendant la journée, il faut éviter l’influence de la lumière directe du soleil.
